Les travaux de gestion

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Préservons ensemble nos rivières !

Les travaux de gestion régulière

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LA GESTION DE LA RIPISYLVE

Les cours d'eau ont un fonctionnement complexe et dynamique en interaction avec les milieux environnants (forêts alluviales, prairies humides). Ces écosystèmes, lorsqu'ils sont en bon état, remplissent de nombreux services (écologiques, patrimoniales et économiques avec l'irrigation, la pêche et le tourisme). Il est donc essentiel de les préserver et de les gérer. Pour ce faire, le Plan Pluriannuel de Gestion (PPG) prévoit la mise en place d'une stratégie de gestion durable sur le bassin versant de l'Ariège : dans son axe 2, "Vers un système fluvial vertueux", le programme de gestion prévoit des actions pour développer une dynamique écologique équilibrée.

 LA RIPISYLVE : UN ESPACE TAMPON  

La ripisylve est une zone d’interface primordiale entre milieux terrestres et milieux aquatiques : elle est considérée de qualité lorsqu'elle est composée d'essences variées comme les aulnes glutineux, les Frênes communs, les Ormes (lisses), les Tilleuls et les Saules.

Elle contribue notamment à stabiliser les berges, atténuer les inondations, améliorer la qualité de l'eau et joue un rôle refuge pour la biodiversité. Cette végétation s'inscrit au coeur de la trame verte et bleue* du territoire et il est par conséquent essentiel de la préserver.

* trame verte et bleue : outil d’aménagement durable du territoire développé pour "enrayer la perte de la biodiversité, en participant à la préservation, à la gestion et à la remise en bon état des milieux nécessaires aux continuités écologiques tout en prenant en compte les activités humaines" - L371-1 CE.

LES TRAVAUX DE RESTAURATION DE RIPISYLVE

Le SYMAR Val d'Ariège effectue des actions de restauration de ripisylve. Ces interventions correspondent à un premier passage sur les cours d'eau qui n'ont jamais fait l'objet d'entretien. Ces travaux consistent à restaurer un peuplement rivulaire équilibré. La ripisylve doit, dans l’idéal, être dense avec une composition floristique diversifiée et adaptée. Son état a un impact direct sur le fonctionnement hydromorphologique du cours d’eau (ralentissement des courants, fonction d’autoépuration, maintien du cours d’eau à une certaine température…). On privilégiera principalement les aulnes glutineux, les Frênes communs, les Ormes (lisses), les Tilleuls et les Saules lors de la sélection des essences.


LES TRAVAUX D'ENTRETIEN DE RIPISYLVE

Les travaux d'entretien regroupent de nombreuses opérations qui varient en fonction des objectifs fixés : ces actions contribuent à préserver les milieux aquatiques et à prévenir les inondations. Parmi ces actions, on retrouve notamment :

  • l’abattage sélectif des arbres en bord de cours d'eau pour permettre le développement de différentes strates végétales diversifiées,
  • l’enlèvement de certains embâcles (accumulation naturelle de matériaux apportés par l'eau),
  • le nettoyage du lit ou des berges pour enlever des déchêts dits "ancrés" (carcasses de voitures, machines à laver, mobilettes, bidons métaliques...),
  • la gestion des espèces envahissantes (Renouées asiatiques notamment),
  • le traitement de la végétation des atterrissements (bancs et ilots formés par sédimentation). Cet entretien différencié vise à trouver un équilibre entre ralentissement de l'écoulement des eaux et une plus grande mobilisation des sédiments jusque là piégés par la végétation. D'autres opérations liées aux atterrissements, plus lourdes et donc ponctuelles, sont également menées par le syndicat.
  • la reconnexion les bras morts (endroit d'une rivière qui n'est plus traversé par le passage de l'eau) en retirant les bois morts encombrants. L'objectif est de préserver ce type de zones humides indispensables qui remplissent de multiples fonctions comme la régulation des crues, la purification des eaux et le maintien de la biodiversité riveraine.

Enlèvement d'embâcles - Ruisseau Arbu

Carcasse de voiture dans un ruisseau

Peupliers abattus à Tarascon-sur-Ariège


LA SURVEILLANCE

La surveillance est une forme de gestion prévue dans la stratégie du syndicat de rivière. Sur ces secteurs plus en amonts des villages et des enjeux, la gestion de la végétation et du bois mort est moins problématique dans la mesure où la rivière agit comme un filtre naturel. Toutefois, quand la quantité de bois semble présenter un danger pour l'aval, il pourra être envisagé des interventions ponctuelles.

Lors d'épisodes exceptionnels comme des tempêtes, une surveillance accrue de certains secteurs est menée par les techniciens de rivière et des interventions d'urgence peuvent être déclenchées rapidement.

LA NON-INTERVENTION

La non-intervention consiste à ne pas intervenir sur une portion d'un cours d'eau. En effet, certains tronçons sont considérés comme des zones de refuge pour la faune et la flore associés aux milieux aquatiques ; ces zones, situées à distance suffisante des enjeux anthropiques, ne nécessitent donc pas d'intervention programmée ou de surveillance particulière par le syndicat.


LA PLANIFICATION & LA PREPARATION DES TRAVAUX

Pour gérer les cours d’eau, différentes fréquences d’interventions sont définies en fonction des enjeux et de l'état des rivières. Il existe plusieurs fréquences : tous les 4 ans, tous les 5 ans et tous les 10 ans. Chaque année, un linéaire différent de cours d'eau est à entretenir en fonction des fréquences définies. L'ensemble des tronçons de cours d'eau séléctionnés sont parcourus à pied entre avril et juillet par les agents du syndicat qui déterminent la charge de travail à réaliser en fonction des enjeux présents.

Les arbres à couper ou à abbatre sont signalés par de la peinture, comptés en fonction de leur diamètre et photographiés afin de constituer des dossiers techniques par lots pour les marchés publics de travaux. Les travaux de gestion régulière commencent généralement en automne (période de repos de la végétation) et se poursuivent jusqu'à la fin de l'hiver de l'année d'après.